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L’alimentation

En France, l’agriculture émet ¼ des GES  . En ajoutant les émissions de l’industrie agroalimentaire et du transport, la contribution de notre alimentation grimpe à 1/3 des émissions françaises. Bien plus que le transport ou le logement.

La nourriture, un carburant de premier choix

Prendre l’avion pour se préparer un repas ou un encas nous paraît totalement aberrant. Pourtant nos aliments le font. Une boîte de soupe de tomate parcourt jusqu’à 32 000 kilomètres avant d’arriver dans notre assiette. Ce chiffre spectaculaire, qui provient du Centre d’éducation à l’environnement de la Province d’Anvers, le PIME, n’est pas une exception. Une pomme sur 10 consommées en France est importée d’Europe ou de plus loin.

Pour éviter de voyager autant qu’une boîte de conserve, vous pouvez faire vos courses au plus de près de chez vous. Equipé de votre sac à dos ou de votre caddie, laissez-vous tenter par une balade au marché du quartier et au commerce en bas de la rue. En nous déplaçant vers les hypermarchés, souvent situés en périphérie, plutôt que dans les commerces de quartier, nous engendrons 2 à 20 fois plus d’émissions de GES  . Encore une bonne raison de flâner sur le marché.

Marché - Par Filou30 sur FlickR
Marché
Par Filou30 sur FlickR

Et même au marché ou à l’épicerie du coin, gardons l’œil ouvert et apprenons à lire les étiquettes et surtout le pays d’origine, mention devant obligatoirement figurer sur l’écriteau d’un fruit ou d’un légume. La production sous serre ne s’affiche pas. Mais le commerçant ou producteur doivent être en mesure de vous renseigner s’ils connaissent bien leurs produits.

Manger local est de plus en plus simple, notamment grâce au réseau des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) qui regroupent producteurs et consommateurs. Les premiers s’engagent à fournir chaque semaine un panier de produits frais (fruits, légumes, viande, oeufs, fromage...) cultivés selon le cahier des charges de l’agriculture paysanne. Les seconds s’engagent à acheter pendant un an le panier livré à un prix négocié en amont. Il en existe certainement une près de chez vous.

A chaque saison son lot de produit frais. Les chèvres produisent peu de lait en hiver, c’est pourquoi vous ne trouverez plus de fromage frais entre novembre et mars. Les tomates rhodaniennes sont présentes sur nos étals de juin à octobre. Et pour le reste, téléchargez un calendrier de saison ici ou et glissez-le dans votre sac avant de faire les courses.

Et sous nos serres ? Manger 1 kg de tomates chauffées sous serre revient à brûler 1 litre de pétrole. D’après le WWF, l’empreinte écologique   d’une tomate est de 10 à 20 fois supérieure en serre chauffée qu’en plein champ. Et tout ça, pour produire des tomates hors saison, ayant peu de goût et gâchant le plaisir de retrouver ce fruit légume avec le retour de l’été.

La tomate voit rouge, C’est tout vert


En conclusion, mangeons local et de saison et tenons compte d’autres facteurs très importants. Mais comment s’y retrouver dans la jungle des labels et décrypter une étiquette souvent écrite en tout petit au dos du paquet ? Pensons aussi à l’emballage qui pose des problèmes pour la santé et pour l’environnement, et encourageons l’alimentation issue de l’agriculture biologique tout en prenant conscience de ce qu’engendre la production de viande.

Pour aller plus loin

Sites Internet

Publications

Magazine Que Choisir n° 482, juin 2010

  • Produits Bio, quelle qualité ? p. 16
  • Brève transport p. 8

Magazine Que Choisir n° 452, Octobre 2007

  • Bien manger et sauver la planète p. 24

Calendrier des saisons

Vidéos

  • Manger local à Paris, Global Mag, Arte